Depuis de nombreuses années, journalistes et magistrats, avec la complicité bienveillante de certains politiciens, s’attachent à donner de notre Profession une image suspecte.

Il est vrai que le vent actuel de l’histoire pousse à la mise en place d’un véritable régime policier (Loi d’orientation pour la Justice, Loi SARKOZY) aux fins de contrôler toutes les actions humaines.

Cela s’appelle la tyrannie.

Cela est éloigné de la démocratie et de la responsabilité des citoyens.

En conséquence l’Avocat, comme hélas dans tout régime tendant à la restriction des libertés, est la cible privilégiée du législateur, du politique et, partant, du magistrat.

L’on veut à tout crin interdire à l’Avocat d’exercer librement son droit de défendre et de conseiller en limitant sa mission à la seule figuration qui justifie tous les excès sans contrôle.

Recherche-t-on la responsabilité personnelle d’un magistrat qui sanctionne un justiciable par une application erronée de la Loi ou une vision déviante de la jurisprudence ?.

 

Le Juge, certes, a le pouvoir délégué par la volonté des citoyens d’appliquer la Loi, l’Avocat a pour mission, par compensation, de réduire les effets néfastes de celle-ci.

 

Comment, dès lors, peut-on sanctionner un Avocat et le traiter comme un délinquant dans l’exercice de sa mission de conseil en le suspectant de complicité au seul motif qu’en tant que défenseur, il ne peut être que nécessairement complice.

Comment peut-on envisager de sanctionner un Avocat pour indiscrétion, le plaçant ainsi dans le cadre de la complicité, sans rechercher l’élément moral de l’infraction.