L’esprit de résistance s’inscrit dans l’essence même de la Défense.

Et lorsque notre Profession est en danger, chaque Avocat a le devoir de se lever pour lui porter secours.

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Nous sommes l’objet d’une tentative d’envahissement, par la toute puissante Profession du Chiffre, de notre périmètre réservé du droit.

Nous avons résisté avec bonheur devant l’Assemblée sénatoriale.

Mais ce n’est là qu’une étape.

Il nous appartient aujourd’hui d’affiner notre défense pour éviter que le projet de Loi sur les Réseaux Consulaires qui vient en discussion le 23 juin 2010 en deuxième lecture devant l’Assemblée Nationale, n’affecte gravement notre domaine d’activité juridique sous la pression des lobbies de l’argent.

Car il est évident que le but poursuivi par les hommes du chiffre est de dominer à des fins de rentabilité le marché des affaires en tous ses aspects.

 

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Il n’est certes pas dans notre intention de revendiquer quelques pans de l’activité du chiffre ;

Mais il est de notre devoir, dans le seul intérêt des usagers du droit, de marquer clairement la différence entre activité juridique et comptable, la nature des études initiales menant à l’exercice de chaque profession, la spécificité des diplômes garants de compétences, devant constituer la frontière nécessaire entre ces deux secteurs du Droit des Affaires.

 

Nous possédons dans nos rangs des spécialistes en de nombreux secteurs du droit, notamment en droit social, droit des sociétés, droit fiscal,  qui excellent dans la pratique de ces disciplines juridiques et fondent leur compétence sur leurs diplômes et leur expérience de terrain.

Le chiffre à lui seul constitue une spécialité qui ne saurait se confondre avec le droit.

 

Rien dès lors ne justifie que soit favorisée une confusion de genre entre ces deux grandes spécialités complémentaires que sont Chiffre et Droit.

 

Et si le temps est aux spécialistes plutôt qu’aux généralistes, nos clients sont cependant à cet égard demandeurs de transparence.

 

Il est donc impératif de préserver ce clivage technique tout en favorisant néanmoins les accords de complémentarité entre experts comptables et juristes pour le plus grand profit des usagers du droit afin que soit traité en profondeur par chaque profession et avec toute la compétence nécessaire l’aspect comptable et juridique des affaires qui nous sont confiées.

 

Car nul ne saurait prétendre revendiquer une compétence cumulée dans ces deux domaines qui répondent à des logiques différentes.

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Nous vous incitons dès lors à adresser sans délai à vos députés une Lettre Ouverte pour que notre représentation nationale, écartant les pressions sectaires, réponde (ce qui est de son devoir) à la véritable attente des usagers du droit qui exigent de plus en plus des spécialistes ayant une parfaite connaissance de la matière juridique, en ses aspects doctrinaux et jurisprudentiels, propre à assurer la sécurité juridique de leurs affaires.

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CONFRERES, REVEILLEZ-VOUS DONC CAR SANS VOTRE APPUI  RIEN NE SERA POSSIBLE